
Femmes et sciences : quand la confiance devient le catalyseur du talent
Par Dr. Edith Perreaut-Pierre, créatrice de la Méthode TOP©
À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science du 11 février 2026
LE CONSTAT : UN GÂCHIS DE TALENTS
Le 11 février 2026, nous célébrons la Journée internationale des femmes et des filles de science.
Une journée instituée par l‘UNESCO en 2015 pour mettre en lumière une réalité qui me touche profondément en tant que femme médecin et chercheuse : les femmes restent dramatiquement sous-représentées dans les carrières scientifiques et techniques.
Les chiffres de l’UNESCO 2026 et du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sont sans appel :
– Seulement 33,3% des chercheurs dans le monde sont des femmes
– En France, à peine 32% des diplômés en STEM (Sciences, Technologie, Ingénierie, Mathématiques) sont des femmes
– Moins de 30% des chercheurs scientifiques et 25% des ingénieurs sont des femmes en France
– Seuls 17% des bachelières poursuivant des études supérieures optent pour des filières STEM, contre 44% des garçons
Plus inquiétant encore : le récent rapport du Sénat d’octobre 2025 révèle que depuis la réforme du lycée, 70% des filles ont tourné le dos aux filières scientifiques.
Entre la première et la terminale, 42% des filles abandonnent la spécialité mathématiques, soit près de deux fois plus que les garçons (24%).

MON PARCOURS : LA SCIENCE AU FÉMININ, ENTRE PASSION ET OBSTACLES
En tant que femme médecin, j’ai vécu de l’intérieur cette réalité.
J’ai connu les regards dubitatifs, les remarques paternalistes, le syndrome de l’imposteur qui vous murmure sans cesse « tu n’es pas à ta place« . J’ai dû, comme tant d’autres femmes scientifiques, faire mes preuves deux fois plus pour être reconnue une fois.
C’est cette expérience qui m’a amenée à créer la Méthode TOP© (Techniques d’Optimisation du Potentiel)®.
Une approche psycho-corporelle scientifiquement validée qui allie rigueur médicale et techniques d’optimisation de la performance. Initialement développée pour les sportifs de haut niveau, les militaires et les services d’urgence, cette méthode aide aujourd’hui des milliers de professionnels à gérer leur stress, renforcer leur confiance et optimiser leurs performances.
Et si cette méthode pouvait justement aider les jeunes femmes à s’épanouir dans les carrières scientifiques ?
LES OBSTACLES INVISIBLES : AU-DELÀ DES COMPÉTENCES
Le syndrome de l’imposteur : l’ennemi silencieux
Le syndrome de l’imposteur touche particulièrement les femmes dans les domaines scientifiques.
Selon plusieurs études, malgré des résultats identiques ou supérieurs à leurs homologues masculins, les femmes scientifiques doutent davantage de leurs compétences et attribuent leurs succès à la chance plutôt qu’à leur talent.
J’ai observé ce phénomène des centaines de fois dans ma pratique : des ingénieures brillantes qui minimisent leurs réussites, des chercheuses qui hésitent à postuler à des postes pour lesquels elles sont surqualifiées, des doctorantes qui s’excusent de poser des questions pertinentes.
Les chiffres le confirment : pour être évaluées comme compétentes, les femmes doivent publier 2,5 fois plus d’articles scientifiques que leurs homologues masculins (UNESCO 2024).
Les stéréotypes de genre : des barrières dès l’enfance
Le rapport du Sénat 2025 le démontre : alors que filles et garçons ont des résultats quasi-identiques en mathématiques en entrant en CP, les garçons prennent rapidement une avance marquée, conséquence directe des stéréotypes et biais de genre.
Dès le plus jeune âge, on valorise différemment les performances scientifiques :
– Les réussites des garçons sont attribuées à leur talent
– Celles des filles à leur travail acharné
Cette différence de perception façonne profondément la confiance en soi et l’orientation future.
L’anxiété mathématique : un frein genré
Les études PISA révèlent que les filles présentent un indice d’anxiété vis-à-vis des mathématiques significativement plus élevé que les garçons.
En Amérique latine, 20% des professeurs estiment encore que « les mathématiques sont plus faciles pour les garçons ».
Cette anxiété n’est pas anodine : elle impacte directement les performances et, in fine, les choix d’orientation.
Le « leaky pipeline » : la fuite des talents
Le phénomène du « tuyau percé » décrit la disparition progressive des femmes à mesure qu’elles progressent dans leur carrière scientifique :
– 45% des doctorats sont attribués à des femmes
– Mais seulement 30% des chercheurs actifs sont des femmes dans l’UE
– Et à peine 18% des professeurs titulaires (UE 2022)
– En ingénierie et technologie : seulement 17,9% des postes de professeurs titulaires
Dans le secteur technologique, c’est encore plus criant : 50% des femmes quittent le numérique avant l’âge de 35 ans, comparé à 20% dans d’autres secteurs (Haut Conseil à l’égalité 2024).

LA MÉTHODE TOP© : UN LEVIER POUR LA CONFIANCE ET LA PERFORMANCE
Face à ces constats, ma conviction est ferme : la confiance en soi est aussi déterminante que la compétence technique.
Les Techniques d’Optimisation du Potentiel (TOP) offrent des outils concrets pour :
1. Gérer le syndrome de l’imposteur
Technique de respiration et d’ancrage : La Méthode TOP© permet de sortir du mental parasitant pour revenir à ses sensations corporelles et à ses réalisations objectives.
Les exercices de respiration contrôlée réduisent l’anxiété et permettent de réactiver une représentation juste de ses compétences.
Visualisation positive : En s’appuyant sur des succès passés réels, la méthode aide à construire une image de soi cohérente et solide, basée sur des faits et non sur des distorsions cognitives.
2. Développer son assurance face aux stéréotypes
Préparation mentale : Avant une présentation, une soutenance ou un entretien, les Techniques d’Optimisation du Potentiel (TOP)® permettent de se préparer psychologiquement à faire face aux jugements, aux remarques déplacées, aux regards dubitatifs.
Gestion de l’énergie : Apprendre à ne pas se laisser déstabiliser par les commentaires, à maintenir son cap malgré les obstacles relationnels.
3. Optimiser sa concentration et ses performances
État de présence optimal : Les techniques psycho-corporelles permettent d’atteindre rapidement un état de concentration maximale, particulièrement utile lors d’examens, de défense de thèse ou de présentations importantes.
Récupération et régénération : La méthode intègre des protocoles de récupération rapide pour gérer la charge mentale souvent supérieure chez les femmes (articulation vie professionnelle/personnelle, charge émotionnelle supplémentaire).
4. Cultiver sa résilience
Ressourcement : Face aux environnements parfois peu accueillants ou franchement hostiles, les techniques TOP offrent des stratégies de protection psychologique et de ressourcement.
Vision à long terme : Maintenir sa motivation et son engagement malgré les obstacles, en restant connectée à son « pourquoi » profond.

DES OPPORTUNITÉS À SAISIR
Au-delà de la question d’équité, l’inclusion des femmes dans les sciences est un enjeu stratégique majeur.
Des secteurs d’avenir
Les métiers scientifiques et techniques offrent d’excellentes perspectives de carrière :
– Innovation technologique : IA, cybersécurité, blockchain
– Transition écologique : énergies renouvelables, économie circulaire
– Santé du futur : biotechnologies, médecine personnalisée
– Ingénierie : construction durable, smart cities
Ces secteurs cherchent activement des talents et offrent des rémunérations attractives. Le numérique, par exemple, voit son emploi progresser 2,5 fois plus vite que dans les autres secteurs (post-Covid).
Une science plus riche et plus pertinente
Les recherches le démontrent : la diversité améliore la qualité scientifique. Des équipes mixtes produisent des recherches plus innovantes, posent des questions différentes, évitent certains biais méthodologiques.
Combler l’écart de genre dans les sciences n’est donc pas seulement une question de justice sociale, c’est une nécessité pour l’excellence et la pertinence scientifique.
PASSONS À L’ACTION : MES RECOMMANDATIONS
Pour les jeunes femmes et les étudiantes
1. Osez ! Ne laissez pas les stéréotypes définir votre potentiel
2. Cherchez des mentors : identifiez des femmes scientifiques inspirantes
3. Développez votre confiance : considérez des approches comme la méthode TOP pour renforcer vos ressources psychologiques
4. Créez des réseaux de soutien : entourez-vous d’autres femmes scientifiques
5. Affirmez votre légitimité : vous avez votre place, totalement et pleinement
Pour les organisations et les managers
1. Identifier les biais inconscients : former vos équipes aux stéréotypes de genre
2. Créer des environnements inclusifs : politique de tolérance zéro face aux remarques sexistes
3. Proposer du mentorat : mettre en place des programmes d’accompagnement
4. Valoriser les parcours féminins : donner de la visibilité aux femmes scientifiques de votre organisation
5. Offrir des outils de développement : formations en gestion du stress, confiance en soi, techniques TOP
Pour les parents et les enseignants
1. Vigilance sur les messages : valorisez le talent scientifique des filles autant que celui des garçons
2. Exposer aux modèles : faire découvrir des parcours de femmes scientifiques
3. Déconstruire les stéréotypes : dès le plus jeune âge
4. Encourager la persévérance : particulièrement en mathématiques
5. Créer un sentiment de légitimité : « tu es à ta place dans les sciences »
L’ALLIANCE GAGNANTE : EXCELLENCE SCIENTIFIQUE + OPTIMISATION DU POTENTIEL
Mon message aujourd’hui est simple mais essentiel : nous avons besoin de toutes les intelligences pour relever les défis de notre époque.
L’urgence climatique, les défis sanitaires, les transformations technologiques, les enjeux éthiques de l’IA : tous ces sujets complexes nécessitent une diversité de regards, d’approches, de sensibilités.
Les femmes scientifiques ont toute leur place dans ces débats et ces recherches. Mais pour qu’elles s’y épanouissent pleinement, il faut agir sur deux fronts :
1. Transformer les structures : politiques d’inclusion, lutte contre les discriminations, environnements bienveillants
2. Renforcer les ressources individuelles : confiance, gestion du stress, résilience
C’est cette alliance entre transformation collective et développement personnel qui permettra de libérer tout le potentiel des femmes dans les sciences.
Et quand on allie compétence scientifique et confiance en soi renforcée par des techniques comme les TOP, alors là, c’est vraiment TOP !
POUR ALLER PLUS LOIN
– Découvrez la Méthode TOP© et ses applications professionnelles : cliquer ici
– Contactez-nous pour un accompagnement personnalisé : contact@coevolution.fr
– Rejoignez nos formations dédiées à la gestion du stress et au développement de la confiance : cliquer ici
Auteure : Dr. Edith Perreaut-Pierre – Médecin, créatrice de la Méthode TOP© (Techniques d’Optimisation du Potentiel) – Co-fondatrice de Coévolution)®
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Sources et références :
– UNESCO, « Journée internationale des femmes et des filles de science 2026 », janvier 2026
– Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés 2025 », mars 2025
– Sénat, « Rapport d’information sur la place des femmes dans les sciences », octobre 2025
– UNESCO, « Déchiffrer le code : l’éducation des filles et des femmes aux STEM », rapport mondial 2019
– Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, rapports 2023-2024